récits


actualités 26 novembre 2006
novembre 26, 2006, 12:04
Classé dans : Récits, actualités, psychanalyse

Le quotidien Libération publie un dossier intéressant sur les biobank : ce sont des collections de prélèvements de sang, d’urine et d’informations (sous forme de réponses à des questionnaires) recueillis auprès d’une population donnée. Je retiens trois aspects de la présentation de Libé et des infos que j’ai pu glanées ici ou là : 1° On ne sait pas précisément à quoi ces informations pourront bien servir dans le futur, mais on est persuadé qu’elles seront utiles – susceptibles de “répondre” à des questions que nous nous poserons dans le futur (c’est une vision assez simpliste de la manière dont focntionne les sciences mais.. admettons). 2° Bien qu’on ne sache pas précisément à quoi tout cela pourra servir, il n’empêche qu’une veritable compétition est engagée au niveau des nations pour constituer de telles banques (on apprend que la Chine possède la banque génétique la plus riche au monde). On peut donc penser qu’à défaut de savoir quels seont les applications possibles de telles collections, on en a déjà une petite idée, au moins imaginaire. 3° Georges Dagher, responsable de banques génétiques à l’INSERM nous apprend que (je cite) : “Une grande banque de maladies neuropsychiatriques, qui regroupera quasiment toutes les collections existantes, est ainsi en cours de constitution à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris“. J’aimerais bien savoir à quoi ressemble une “maladie neuropsychiatrique”. C’est le genre d’entité qui me laisse songeur. L’expression mélange trois choses : l’idée de maladie, la science du cerveau, et la pscyhiatrie, qui me semble d’abord désigner un ensemble d’activités liées à l’accueil et la thérapie des troubles psychiques (comme on dit maintenant). Une recherche sur le site de l’INSERM montre que cette entité, “maladie neuropsychiatrique”, existe, puisqu’elle fait l’objet de formations, d’enseignements. Par exemple, le module U358 est consacré à l’ Épidémiologie génétique des maladies neuropsychiatriques. Il semblerait que cette appellation soit instituée dans le domaine de la génétique de la schizophrénie notamment, ou des dits troubles bi-polaires. Soit.

Courrier International se penche cette semaine sur le réchauffement climatique. Le numéro est séparé en deux volets : “alerte” et “solutions”. Je n’ai pas encore le magazine sous la main mais bon… Je vous fais part de l’info.

A écouter absolument sur France Culture l’émission Les Vivants et les Dieux du samedi 18 novembre (audible online durant quelques semaines) consacrée à Unica Zürn, puis celle du samedi 25 novembre, intitulée : A propos de l’autisme : différencier folie et mystique. Michel Cazenave aborde avec ses invités ce sujet absolument crucial : la parenté entre folie et création d’une part, entre folie et mystique d’autre part. Comme toujours, l’émission est passionante. (Plus intéressante en tous cas que l’article qu’Art Press avait récemment consacré à Unika Zûrn et à l’exposition qui lui est consacré aux Halles Saint-Pierre à Paris : les experts de l’art moderne et contemporain ont toujours un peu de mal avec la folie… Je demeure une fois encore songeur.)

Pour finir, ne ratez pas, si vous avez une bonne connexion internet et un peu de patience, les épisodes d’une s”érie actuellement diffusée aux États-Unis, mais visible avec un peu de persévérance sur le net : My name is Earl. L’histoire d’un type vraiment imbuvable qui décide de faire le bien. C’est hilarant, adorable, populaire, et digne des meilleures satires de la vie américaine : I’m just tryin’ to be a better person : my name is Earl. Ça me touche d’autant plus dois-je avouer, que l’environnement dans lequel évolue Earl et son frêre Randy, n’est pas sans me rappeler le quartier de mon enfance.